Goudemalion, Jean-Paul Goude, une rétrospective

Démontage de l’exposition

J’aime me faire toute petite, marcher à pas de souris, toucher du regard ces belles images, ces œuvres que j’ai tellement vues partout, dans la presse, à la télé et sur les murs du métro. J’aime quand elles sont posées par terre éclairées par le spot de chantier car toutes les lumières sont désormais éteintes, l’expo est terminée, je photographie le démontage.

La mise en container face au Louvre.

Montrer son badge au gardien qui me demande si je suis la fille de Jean Pierre et qui me fait un clin d’œil le matin quand j’arrive.

J’aime parler avec le monsieur qui a fabriqué tous ces décors. ça me procure un truc que je ne sais pas encore analyser ni même décrire. Je ne sais pas ce que ça signifie pour moi de toucher du doigt ces images devenues concrètes car je les aies sous mes yeux. Je ne sais pas pourquoi j’aime entendre la petite histoire de cette publicité que je trouvais si belle quand j’étais petite, quand Vanessa Paradis sifflait en cage et que j’aurais bien voulu être sa place. Pourquoi j’aime sentir l’odeur de ce moment de vie, pourquoi j’aime ces plateaux. Peut-être parce que se joue une tranche de vie assez précieuse puisqu’elle concerne une équipe, enfermée dans le même dessein, peut-être suis-je trop naïve. Mais il fait chaud sur un plateau, et il fait bon vivre.

L’homme qui filme le démontage veut que je le photographie pour voir mon style. Je n’aime pas faire ça.  Il aime la photo que je viens de faire de lui, il se trouve beau :

« c’est rare de rencontrer des photographes qui arrivent à enlever le laid »

Merci

 

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